Quelle IA pour coder un site ? Cursor, Copilot, ChatGPT, Claude
Romain Coumans
Vous voulez un site. On vous parle de ChatGPT, de Copilot, de Claude, de Cursor, parfois d’un outil qui « fait le site tout seul ». Ce n’est pas le même métier. Voici un comparatif simple, puis pourquoi le kit d’Atelier Romain s’appuie sur Cursor, et ce qu’il contient.
Ce texte est pour quelqu’un qui n’est pas développeur. Pas pour départager des experts.
ChatGPT
Point fort. Tout le monde le connaît. Il explique bien, il rédige, il débloque une phrase. Pour un premier contact avec l’IA, c’est souvent là qu’on commence.
Point faible. Dans le chat du navigateur, le site n’est pas un dossier sur votre ordinateur : vous copiez, vous collez, et il est plus difficile de reprendre le fil six mois plus tard.
Utile pour écrire. Pas suffisant pour tenir un site.
Claude
Point fort. Très à l’aise sur les textes longs et le code prudent. Il pose des questions, il évite parfois le n’importe quoi.
Point faible. Dans le navigateur, même limite que ChatGPT : une conversation, pas un dossier sur votre machine. La version en ligne de commandes demande plus de repères que le parcours du kit, prévu pour une vitrine.
Utile pour relire et raisonner. Pas le chemin le plus simple jusqu’à la mise en ligne.
GitHub Copilot
Point fort. Il s’installe dans le logiciel où les développeurs écrivent déjà leur code. Il propose la suite, il va plus vite — si vous savez déjà ce que vous faites.
Point faible. C’est un outil pour développeurs. Il faut leur logiciel, un compte sur GitHub (là où ils rangent leurs projets), et leurs habitudes. Pas un dossier déjà prêt, pas un mode d’emploi jusqu’à la mise en ligne. Si vous n’êtes pas dans ce monde, Copilot ne vous prend pas par la main.
Utile si vous codez déjà. Pas le bon outil pour se lancer sans l’être.
Les générateurs en ligne (Lovable, v0, Bolt…)
Point fort. Un résultat visible tout de suite. Impressionnant en cinq minutes. Idéal pour voir « à quoi ça pourrait ressembler ».
Point faible. Selon l’outil, le site reste hébergé chez eux. Reprendre les fichiers, changer d’hébergeur ou comprendre ce que vous publiez demande alors une étape de plus. Si l’offre ou les règles changent, vous dépendez de cette plateforme.
Utile pour explorer. Fragile si vous voulez un site à vous, sur votre nom de domaine.
Cursor
Point fort. Il ouvre votre dossier. L’agent lit les fichiers, les modifie, lance les commandes (avec votre accord). Le site est sur votre machine : vous pouvez le relire, le sauvegarder, le mettre en ligne. C’est le même geste qu’un développeur, sans vous demander de le devenir.
Point faible. Il faut installer deux programmes (Cursor et Node), créer un compte, accepter que l’IA touche aux fichiers. Le premier soir demande un peu de calme — d’où un mode d’emploi.
Les formules Cursor changent. Regardez la page officielle au moment où vous vous inscrivez : un usage limité peut suffire pour commencer, et un forfait n’est pas obligatoire pour ouvrir le kit.
Utile si vous acceptez d’avoir le projet chez vous. C’est le pari du kit.
Pourquoi Cursor pour ce kit
Pas parce que « c’est le meilleur du monde ». Parce que le kit est un dossier : un petit site déjà structuré, des consignes pour l’IA, un parcours jusqu’à la mise en ligne.
Cursor est l’outil qui travaille dans ce dossier. ChatGPT et Claude discutent à côté. Copilot aide surtout ceux qui savent déjà coder. Les générateurs en ligne refont un site ailleurs.
Le kit dit à l’IA : vous n’êtes pas développeur, ne vous demandez pas de choisir la technique, remplissez le site avec votre métier, guidez jusqu’à la mise en ligne. Ça n’a de sens que si l’IA voit les fichiers.
Vous restez propriétaire : les textes, les couleurs, le site exporté. Pas un compte coincé dans un constructeur.
Les autres IA restent utiles autour : rédiger une phrase dans ChatGPT, faire relire un texte par Claude. Pour construire et publier le site du kit, Cursor est le poste de travail.
Ce que le kit ajoute
L’outil ne suffit pas. Seul, Cursor ouvre un dossier vide — ou un projet que l’IA invente, souvent trop large.
Le Starter Kit apporte :
- un projet déjà prêt, à adapter à votre activité ;
- des consignes pensées pour un débutant (pas pour une usine) ;
- le mode d’emploi : installer, décrire, relire, mettre en ligne ;
- les mises à jour du kit quand les outils bougent.
Prix : un achat unique. Si vous voulez quelqu’un à côté (soirée, week-end, ou en journée) : l’accompagnement, kit inclus.
Si vous n’avez pas ce temps : mieux vaut faire faire que d’acheter un outil que vous n’ouvrirez pas.
Sans savoir coder, est-ce réaliste ? Peut-on vraiment créer un site sans savoir coder ?.
Installer Cursor, Astro et Tailwind vous-même : le tutoriel débutant.
Kit seul, ou quelqu’un à côté : Starter Kit ou accompagnement.
En résumé : choisissez l’IA selon le travail. Pour ce kit, le travail, c’est un vrai site, sur votre ordinateur, jusqu’à la mise en ligne. Cursor est calé là-dessus. Le kit, c’est la rampe.